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« Entente cordiale » au Conseil de sécurité des Nations unies

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Cinq minutes, c’est le temps qu’il faut pour nous rendre, depuis le 44e étage du One Dag Hammarskjöld Plaza où se situe la Mission permanente française, chez nos homologues britanniques, au 28e étage du même bâtiment. Que ce soit chez eux, chez nous ou à quelques « blocs » de là, à l’ONU, les contacts entre les deux équipes sont permanents : ils permettent de nous coordonner en vue de négociations sur un projet de résolution, d’échanger nos vues sur tel rapport de l’ONU, de commencer à rédiger un texte pour son adoption par le Conseil de sécurité, ou simplement d’aller déjeuner dans le quartier.

Nos deux pays partagent la même vision du rôle que doit jouer le Conseil de sécurité et de nos responsabilités respectives en son sein. Nous sommes attachés à son bon fonctionnement comme organe de légitimation de la force pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Nous sommes favorables à une réforme du Conseil de sécurité qui verrait de nouveaux membres s’asseoir à la table du Conseil pour en conforter la représentativité et la légitimité.

Afin d’être « utiles » au Conseil de sécurité, Français et Britanniques sont respectivement « plumes (penholders) » sur plus de la moitié des crises évoquées au Conseil de sécurité : nous rédigeons la première mouture de textes sur lesquels s’engagera une négociation. Nous tenons conjointement la plume sur le dossier syrien au Conseil de sécurité. Nous travaillons ensemble à la réforme des méthodes de travail du Conseil, dans le sens d’une plus grande transparence des discussions, tout en veillant à renforcer l’efficacité du travail du Conseil. Nous sommes également attachés à l’optimisation des ressources (croissantes) consacrées au maintien de la paix, dans le contexte de maîtrise des dépenses publiques qui prévaut de part et d’autre de la Manche.

Pour autant, cette amitié n’est pas exclusive : nous travaillons en étroite liaison avec nos homologues américains ainsi qu’avec nos collègues Russes et Chinois avec qui nous formons le « P5 », et bien entendu avec les autres membres du Conseil de sécurité.

Le partenariat franco-britannique est également à l’œuvre sur les autres grands domaines d’intervention de l’ONU, comme les droits de l’Homme ou le développement, où c’est l’Union européenne qui porte bien souvent notre voix commune.

S’il y a bien un sujet sur lequel nos deux missions sont en concurrence toutefois, c’est... le nombre d’abonnés sur Twitter. N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil aux comptes @franceonu et @UKUN_NewYork pour vous en rendre compte par vous-mêmes !

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Commentaires

  • Vu de France le rôle de nos diplomates - onusiens - est quasiment inconnu. Il faut travailler dessus pour faire connaître à toutes et tous le boulot qui est fait, pardon je veux dire le bon boulot qui est fait. Merci

    10 mai 2014, 14:22, par PAT

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  • Monsieur Dabouis, merci de cet article, qui reflète bien la réalité de la "connivence" franco-britannique. Dans l’attente de lire d’autres tranches de vie onusienne… Cdlt
    JM Collin Directeur France PNND

    3 avril 2014, 13:14, par Collin Jean-Marie

    Répondre à ce message

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