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Le VIE, baroudeur de l’export

Catherine Chavrier - Quai d’Orsay, Paris, France - 2 octobre 2015

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A mes yeux, le VIE (Volontariat International en Entreprise) est le passage incontournable pour les métiers de l’export. L’expérience sera valorisée pour un futur employeur et elle rassurera le candidat sur sa capacité d’adaptation à des milieux si différents de notre société française.

Du côté des entreprises, le statut VIE est aujourd’hui largement connu – même des plus petites. Il existe d’ailleurs pour ces dernières des formules de VIE à temps partagé, le volontaire pouvant travailler pour deux ou trois entreprises de taille similaire : c’est une formule assez répandue dans les régions où le tissu économique recèle de petites et moyennes structures.

Du point de vue des candidats au départ, l’objectif annoncé de 10000 VIE pour 2017, tous secteurs confondus, permettrait de répondre à l’attente de nombreux jeunes qui ne trouvent pas de position VIE.

Pour les entreprises, le VIE est un vrai recrutement !

Il peut y avoir certains obstacles qui réduisent le nombre de candidats potentiels sur une offre, comme la langue du pays ciblé ou les exigences du pays d’accueil (par exemple, la Chine exige que le volontaire ait travaillé au moins deux en France avant de pouvoir prétendre travailler sur son territoire). En effet, les pays sont très regardants sur ces nouveaux entrants qui, finalement, se substituent à leurs propres demandeurs d’emploi ! Il faut donc justifier d’une vraie "valeur ajoutée" pour le développement de l’économie dans le pays d’accueil, et pas simplement pour l’entreprise française...

Pour moi, il faut bien comprendre que les PME et les ETI vont rechercher ce type de profil pour " défricher " un marché, pour "créer" un business une fois qu’elles ont bien identifié le potentiel pour leur activité. Une expérience de volontariat international en entreprise risque ainsi d’être semée d’embûches, parfois frustrante … mais aussi totalement " émancipante" : c’est de véritables " baroudeurs" dont nous avons besoin à l’export !

Pour les candidats à l’aventure, une expérience hors du commun et une porte ouverte sur l’international

Mais surtout, cette expérience d’expatrié qui est offerte au volontaire va se révéler très enrichissante et à mon avis incontournable pour exercer une profession à l’export : l’adaptation à une culture, à un mode de vie étranger, constituera la base d’une personnalité hors du commun pouvant négocier ou traiter avec les cultures du monde entier.

Et n’oublions pas que de nombreux VIE, au terme de leurs 24 mois, choisissent de s’installer définitivement dans le pays qu’ils ont découvert, soit pour travailler pour une entreprise locale, soit pour une filiale française, soit enfin pour y créer leur propre business !

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