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Le "cerveau collectif" de la diplomatie économique

Antoine Starcky - Quai d’Orsay, Paris, France - 16 juin 2014

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"La Direction des entreprises ne compte que 70 agents : chacun d’entre vous représente 1/70e de notre "cerveau" collectif. Et nous avons besoin de tous nos neurones ! "

La clôture par notre directeur, @MaireJacques, du séminaire organisé pour échanger sur notre première année d’existence donne une idée du vaste domaine de compétence de cette boîte à outils qu’est notre direction. De la participation aux groupes du G20 – comme le groupe "anticorruption" -, suivi des financements sécurisés des entreprises à l’international, en passant par l’appui aux exportations d’hydroliennes ou à la coopération en matière d’innovation et de R&D, toutes nos actions sont tournées vers une "diplomatie économique avec et pour les entreprises".

Du coq à l’âne, à grande vitesse

Les journées se succèdent mais ne se ressemblent pas à la direction des entreprises. Aujourd’hui par exemple, après une réunion visant à préparer des PME au prochain déplacement à l’étranger du président de la République, auquel participera notre directeur, il faut compléter le dossier du déplacement de notre sous-directeur à la réunion de coordination des ambassadeurs et de leurs chefs de service économique de l’Afrique de l’Est, avant son départ au Conseil d’administration de l’Agence française pour les Investissements internationaux (AFII)... dans 45 minutes.

Il faudra ensuite valider avec l’adjoint au porte-parole et le secrétaire général des Rencontres Quai d’Orsay-Entreprises le communiqué de presse annonçant ce rendez-vous annuel d’échanges avec plusieurs centaines d’entreprises au ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

En sortant, je croise le rédacteur chargé du secteur agroalimentaire. Il met en place, grâce à notre réseau diplomatique, une campagne de promotion des boulangeries Paul en Scandinavie, parce que "chaque nouvelle boulangerie Paul ouverte, c’est 300 000€ de revenus supplémentaire en France".

Un télégramme diplomatique plus tard, un Vélib’ me permettra d’arriver à temps à une réunion avec des entreprises au Medef autour de notre ambassadeur au Japon.

Une mission à multiples facettes

Cette diversité dans les missions nous oblige à porter plusieurs casquettes. Prenez mon collègue Jean-Sébastien, qui s’occupait de financement du crédit-export il y a un an. Il s’occupe aujourd’hui… du soutien aux secteurs du tourisme et du sport. Le voilà justement qui sort d’une réunion avec la directrice internationale des galeries Lafayette, afin d’améliorer l’accueil des touristes étrangers.

Toutes ces missions ont pourtant bien un point commun : concourir à mieux défendre les intérêts économiques français dans le monde.

Peut-on dire que chacun de nous représente 1/70e de la diplomatie économique ? Pas exactement : la diplomatie économique est également mise en œuvre par les ambassades, qui démultiplient sur le terrain l’action menée en administration centrale en France. Ce sont donc des milliers de collègues qui y contribuent quotidiennement, aux quatre coins du monde.

Par contre, certainement 1/70ème du café bu, des télégrammes envoyés et des chaînes de vélo cassées à la direction des entreprises !

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